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    <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde</title>
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    <description>Une série de vidéos dans lesquelles Pascal Bonniface essaie d'apporter la lumière sur la scène politique internationale.</description>
    <copyright>2025 Maxmilo Editions</copyright>
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    <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:10:53 -0700</pubDate>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Zaho de Sagazan interpelle vigoureusement Marcron</title>
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        <![CDATA[<p>Le 26 juillet 2025, l’artiste Zaho de Sagazan a publié sur ses pages Instagram et Facebook un message rare et fort évoquant la situation au Proche-Orient. Tout en condamnant les attentats du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas, elle exprime son indignation vis-à-vis de la situation humanitaire à Gaza. La chanteuse dénonce la politique génocidaire menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Par ce communiqué, Zaho de Sagazan interpelle également le président Emmanuel Macron. Face aux crimes commis par l’armée israélienne, elle exige du président non plus seulement de dire mais d’agir. Emmanuel Macron lui a publiquement répondu, réaffirmant ses engagements et exigences qui ne sont, pour le moment, toujours pas suivies ni de sanctions, ni de pressions. Les mots de l’artiste résonnent d’autant plus qu’ils reflètent le sentiment de révolte partagé par une majorité de l’opinion en France, choquée par les images insoutenables qui nous parviennent de Gaza.</p>]]>
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        <![CDATA[<p>Le 26 juillet 2025, l’artiste Zaho de Sagazan a publié sur ses pages Instagram et Facebook un message rare et fort évoquant la situation au Proche-Orient. Tout en condamnant les attentats du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas, elle exprime son indignation vis-à-vis de la situation humanitaire à Gaza. La chanteuse dénonce la politique génocidaire menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Par ce communiqué, Zaho de Sagazan interpelle également le président Emmanuel Macron. Face aux crimes commis par l’armée israélienne, elle exige du président non plus seulement de dire mais d’agir. Emmanuel Macron lui a publiquement répondu, réaffirmant ses engagements et exigences qui ne sont, pour le moment, toujours pas suivies ni de sanctions, ni de pressions. Les mots de l’artiste résonnent d’autant plus qu’ils reflètent le sentiment de révolte partagé par une majorité de l’opinion en France, choquée par les images insoutenables qui nous parviennent de Gaza.</p>]]>
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      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:10:52 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Comerce, L'Europe se soumet à Trump</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>L’accord commercial annoncé le 27 juillet 2025 entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain Donald Trump illustre une géopolitique de la soumission de l’Union européenne face aux États-Unis. Présenté comme un compromis destiné à éviter une guerre commerciale, cet accord repose en réalité sur des bases profondément inégalitaires.</p><p>Les produits européens seront désormais soumis à une taxation de 15 % à leur entrée sur le marché américain, une « concession » face à la menace d’une taxe de 30 % brandie par Trump. Il est difficile d’y voir un succès, dans la mesure où les droits de douane s’élevaient auparavant à seulement 2 %. De surcroît, les exportations américaines vers l’Europe ne seront, elles, soumises à aucune mesure équivalente. </p><p>Loin de s’inscrire dans une posture de fermeté, à l’image de la Chine ou du Brésil qui ont résisté aux pressions américaines, l’Europe envoie au monde un signal de faiblesse. </p>]]>
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      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:09:37 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Macron, pourquoi ce revierement sur la Palestine ?</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>Emmanuel Macron a annoncé ce 24 juillet que la France allait reconnaître l’État de Palestine lors d’une conférence spéciale prévue en septembre au siège des Nations unies. Elle sera le 148ème État à le faire mais le 1er membre du Conseil de sécurité et du G7. Cette annonce coïncide à un revirement de l’opinion, en particulier en France, vis-à-vis du drame humanitaire en cours à Gaza. Il devient insupportable pour tous de laisser les gens mourir de faim sans réaction.</p><p>Cette décision du président Macron est donc importante d’un point de vue symbolique et diplomatique, d’autant qu’Israël n’a fait aucune concession à la diplomatie française depuis le début de la guerre. Par ailleurs, une solution à deux États ne peut s’établir sans reconnaissance préalable d’un État palestinien. Mais cette décision reste tardive et limitée. Et il reste encore deux mois avant l’annonce officielle de cette reconnaissance. L’enjeu est désormais de savoir comment assurer concrètement l’existence de cet État palestinien.</p>]]>
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      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:07:50 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Gaza, Qui pourra dire "nous ne savions pas" ?</title>
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        <![CDATA[<p>À Gaza, "l’enfer sur terre" promis par certains responsables israéliens et par Trump est à l'oeuvre. La population gazaouie meurt de faim et de soif. Des civils sont pris pour cible lors des distributions alimentaires. Israël rejette l’entière responsabilité sur le Hamas. Si les crimes de guerre commis par le Hamas sont inacceptables, ils ne sauraient en aucun cas justifier une punition collective et la négation de la réalité sur le terrain. L’objectif de Tel-Aviv est clair : vider Gaza de sa population. Mourir sous les balles, mourir de faim ou fuir, telles sont les seules options qui restent aux Gazaouis.</p><p>Face à cela, l’Occident s’enfonce dans une perte de crédibilité morale et stratégique. L'absence de sanctions à la hauteur de la situation contraste violemment avec la fermeté adoptée à l’égard de la Russie, visée par un 18ᵉ train de sanctions. L’histoire retiendra la complicité directe ou indirecte de ceux qui auront détourné le regard.</p>]]>
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      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:06:29 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde Défense, Macron sonne l'alarme </title>
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        <![CDATA[<p>Le 13 juillet dernier, Emmanuel Macron a prononcé son traditionnel discours aux armées. Ce discours, aux tonalités alarmistes, a marqué une rupture importante. Le président français a insisté sur la menace que représente la Russie pour la France et pour l’Europe, justifiant une hausse importante des dépenses de défense françaises, dont le montant en 2027 devrait représenter le double de 2017 (bien que l'inflation doive nécessairement être prise en compte). </p><p>Cette hausse des dépenses se justifie également par la volonté du président Macron de conférer à la France un rôle pilote dans la construction de l’autonomie stratégique européenne. Dans ce moment de bascule, il s’avère toutefois nécessaire de veiller à ce que cette augmentation du budget militaire serve réellement à bâtir cette autonomie et non à renforcer la dépendance de l’Europe à l'égard des États-Unis et de leurs armements. </p>]]>
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      <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 07:54:23 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Pourquoi Poutine refuse l'offre de Trump sur l'Ukraine ?</title>
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        <![CDATA[<p>Ces derniers jours, Kiev et plusieurs régions ukrainiennes ont été la cible de violentes attaques aériennes. Comment expliquer cette intensification des frappes russes, alors même que Donald Trump a adressé à Vladimir Poutine des propositions particulièrement avantageuses en cas d’accord de paix, incluant la levée des sanctions, la reconnaissance juridique de l’annexion des territoires conquis par la force, ainsi qu’une garantie de non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN ?</p><p>Moscou semble engagée dans une logique de maximisation des gains militaires et politiques. Le Kremlin estime que l’Ukraine est prête à céder, qu’il peut engranger des conquêtes territoriales et provoquer un changement de régime. Toutefois, ce calcul néglige un facteur essentiel : le sentiment national ukrainien aujourd’hui profondément anti-russe.</p><p>Vladimir Poutine mise également sur une lassitude croissante de Donald Trump face à un conflit prolongé, pariant sur un désengagement américain qui laisserait l’Europe seule en soutien à l’Ukraine. Mais en optant pour l’escalade militaire à court terme, Moscou prend aussi le risque de compromettre ses propres canaux diplomatiques avec le locataire de la Maison-Blanche.</p>]]>
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        <![CDATA[<p>Ces derniers jours, Kiev et plusieurs régions ukrainiennes ont été la cible de violentes attaques aériennes. Comment expliquer cette intensification des frappes russes, alors même que Donald Trump a adressé à Vladimir Poutine des propositions particulièrement avantageuses en cas d’accord de paix, incluant la levée des sanctions, la reconnaissance juridique de l’annexion des territoires conquis par la force, ainsi qu’une garantie de non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN ?</p><p>Moscou semble engagée dans une logique de maximisation des gains militaires et politiques. Le Kremlin estime que l’Ukraine est prête à céder, qu’il peut engranger des conquêtes territoriales et provoquer un changement de régime. Toutefois, ce calcul néglige un facteur essentiel : le sentiment national ukrainien aujourd’hui profondément anti-russe.</p><p>Vladimir Poutine mise également sur une lassitude croissante de Donald Trump face à un conflit prolongé, pariant sur un désengagement américain qui laisserait l’Europe seule en soutien à l’Ukraine. Mais en optant pour l’escalade militaire à court terme, Moscou prend aussi le risque de compromettre ses propres canaux diplomatiques avec le locataire de la Maison-Blanche.</p>]]>
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      <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 07:53:29 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <itunes:keywords>Politique, Gaza, Palestine, Israël, Etat-Unis, Russie, </itunes:keywords>
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    <item>
      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : L'Europe, à la croisée des chemins, choisie le surplace</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>Donald Trump opère une véritable révolution stratégique. Mais, à la différence des alliés asiatiques qui optent pour une politique de de-risking vis-à-vis des États-Unis, les alliés occidentaux restent, eux, sous pression américaine. Cela peut en partie s'expliquer par la perception prégnante d’une menace militaire russe imminente, alors que la Chine reste surtout une menace stratégique pour Taïwan. </p><p>Cette crainte d’un lâchage américain pousse les Européens à accepter plus de concessions, au détriment de leur autonomie stratégique. Face à une attitude encore plus brutale de Donald Trump, l’Europe semble comme paralysée face à la politique de soumission et aux attaques étatsuniennes à l’encontre de leurs partenaires. </p>]]>
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      <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 07:52:12 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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        <![CDATA[<p>Donald Trump opère une véritable révolution stratégique. Mais, à la différence des alliés asiatiques qui optent pour une politique de de-risking vis-à-vis des États-Unis, les alliés occidentaux restent, eux, sous pression américaine. Cela peut en partie s'expliquer par la perception prégnante d’une menace militaire russe imminente, alors que la Chine reste surtout une menace stratégique pour Taïwan. </p><p>Cette crainte d’un lâchage américain pousse les Européens à accepter plus de concessions, au détriment de leur autonomie stratégique. Face à une attitude encore plus brutale de Donald Trump, l’Europe semble comme paralysée face à la politique de soumission et aux attaques étatsuniennes à l’encontre de leurs partenaires. </p>]]>
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    <item>
      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Retour de Pékin perspectives géopolitiques</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>La semaine dernière, j'ai participé à la 13e édition du World Peace Forum, organisée par la Tsinghua Université de Pékin et le Centre chinois pour les affaires internationales. Cette conférence a réuni des diplomates de haut rang et des universitaires chinois, asiatiques mais aussi occidentaux, ainsi que des représentants des pays du Sud global. </p><p>Ces deux jours et demi d’échanges ont mis en évidence une perception partagée d’un déclin relatif des États-Unis et de sa fiabilité en tant que partenaire. Par opposition, cela a permis à la Chine de se poser comme une puissance pacifique promouvant le non-recours à la guerre ou encore le multilatéralisme. De nombreux sujets ont été abordés, tels que la guerre en Ukraine ou la situation à Gaza. Bien que des différends persistent, notamment sur la question taïwanaise, la Chine apparaît néanmoins comme une source de stabilité pour ses partenaires face à la politique brutale de Donald Trump et la perte de crédibilité des États-Unis. </p>]]>
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        <![CDATA[<p>La semaine dernière, j'ai participé à la 13e édition du World Peace Forum, organisée par la Tsinghua Université de Pékin et le Centre chinois pour les affaires internationales. Cette conférence a réuni des diplomates de haut rang et des universitaires chinois, asiatiques mais aussi occidentaux, ainsi que des représentants des pays du Sud global. </p><p>Ces deux jours et demi d’échanges ont mis en évidence une perception partagée d’un déclin relatif des États-Unis et de sa fiabilité en tant que partenaire. Par opposition, cela a permis à la Chine de se poser comme une puissance pacifique promouvant le non-recours à la guerre ou encore le multilatéralisme. De nombreux sujets ont été abordés, tels que la guerre en Ukraine ou la situation à Gaza. Bien que des différends persistent, notamment sur la question taïwanaise, la Chine apparaît néanmoins comme une source de stabilité pour ses partenaires face à la politique brutale de Donald Trump et la perte de crédibilité des États-Unis. </p>]]>
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      <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 07:50:52 -0700</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : RDC - Rwanda, Assurer la paix et éviter le pillage</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>Le 27 juin 2025, un accord de paix a été signé à Washington entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), sous la pression du président américain. Cet accord met fin à un conflit vieux de plus de vingt ans, qui a causé la mort de plus de six millions de personnes. Pour la première fois, deux présidents ennemis, Paul Kagame pour le Rwanda et Félix Tshisekedi pour la RDC, se sont assis à la même table. <br>Mais cette paix sera-t-elle durable ? Rien n’est moins sûr, tant les précédentes tentatives ont échoué.</p><p>À l’origine, Kigali justifiait ses violations de l’intégrité territoriale de la RDC par la traque des génocidaires hutus réfugiés dans le Nord-Kivu, à l’est du pays. Ce prétexte a servi à légitimer le soutien du Rwanda à des milices locales, en particulier le M23, dans le but de piller les ressources naturelles congolaises. La RDC illustre la malédiction des ressources naturelles. Bien que dotée d’une richesse minérale exceptionnelle, elle est souvent qualifiée de scandale géologique, sa population demeure parmi les plus pauvres du monde. L’État congolais est affaibli : armée désorganisée, institutions fragiles, corruption endémique... Le pays reste donc largement exposé aux prédations extérieures.</p><p>Si l’implication du président Trump a permis la signature d'un accord, elle n’est pas dénuée d’arrière-pensées : un partenariat économique a été simultanément signé entre Washington et Kinshasa, facilitant l’accès des États-Unis aux ressources du pays. Une paix, donc, qui pourrait bien servir davantage les intérêts des multinationales américaines que ceux du peuple congolais. Reste à savoir si Kinshasa saura défendre ses intérêts, reconstruire un État fort et transformer cette paix fragile en véritable opportunité pour sa population. On ne peut que se réjouir de la signature de cet accord, mais la vigilance reste de mise. </p>]]>
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        <![CDATA[<p>Le 27 juin 2025, un accord de paix a été signé à Washington entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), sous la pression du président américain. Cet accord met fin à un conflit vieux de plus de vingt ans, qui a causé la mort de plus de six millions de personnes. Pour la première fois, deux présidents ennemis, Paul Kagame pour le Rwanda et Félix Tshisekedi pour la RDC, se sont assis à la même table. <br>Mais cette paix sera-t-elle durable ? Rien n’est moins sûr, tant les précédentes tentatives ont échoué.</p><p>À l’origine, Kigali justifiait ses violations de l’intégrité territoriale de la RDC par la traque des génocidaires hutus réfugiés dans le Nord-Kivu, à l’est du pays. Ce prétexte a servi à légitimer le soutien du Rwanda à des milices locales, en particulier le M23, dans le but de piller les ressources naturelles congolaises. La RDC illustre la malédiction des ressources naturelles. Bien que dotée d’une richesse minérale exceptionnelle, elle est souvent qualifiée de scandale géologique, sa population demeure parmi les plus pauvres du monde. L’État congolais est affaibli : armée désorganisée, institutions fragiles, corruption endémique... Le pays reste donc largement exposé aux prédations extérieures.</p><p>Si l’implication du président Trump a permis la signature d'un accord, elle n’est pas dénuée d’arrière-pensées : un partenariat économique a été simultanément signé entre Washington et Kinshasa, facilitant l’accès des États-Unis aux ressources du pays. Une paix, donc, qui pourrait bien servir davantage les intérêts des multinationales américaines que ceux du peuple congolais. Reste à savoir si Kinshasa saura défendre ses intérêts, reconstruire un État fort et transformer cette paix fragile en véritable opportunité pour sa population. On ne peut que se réjouir de la signature de cet accord, mais la vigilance reste de mise. </p>]]>
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      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 06:58:24 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : OTAN-Trump, le pari gagnant de la brutalité</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>Le sommet annuel de l’OTAN, qui s’est tenu les 24 et 25 juin à La Haye, s’est conclu par un net succès diplomatique pour Donald Trump. En dépit de ses attaques répétées contre les alliés européens - imposition de tarifs douaniers, déclarations agressives, multiples tentatives de décrédibilisation - ces derniers ont fait preuve d’une remarquable docilité face aux exigences américaines. En première ligne de cette attitude conciliante : Mark Rutte, le nouveau secrétaire général de l’Alliance. </p><p>Les États membres se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici dix ans, un objectif peu réaliste quand on sait que les États-Unis eux-mêmes n’atteignent pas ce seuil. Tous ont accepté cet alignement, y compris la France. Seule l’Espagne a exprimé une opposition à ces exigences.</p><p>En contrepartie, les États-Unis ont réaffirmé leur attachement à l’article 5 du traité, garantissant une assistance mutuelle en cas d’agression. Toutefois, Donald Trump a souligné que l’article peut être interprété de différentes manière. Cette posture accentue les incertitudes quant à la fiabilité de la protection américaine, d’autant plus la question d’une stratégie commune face à l’agressivité de Moscou a été largement éludée. </p><p>Dans un rapport de force déséquilibré, céder à Trump ne traduit pas une sympathie, mais une faiblesse des pays européens. Il est nécessaire de tenir lui tête.</p>]]>
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      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 06:56:44 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : " Sioniste ", " génocidaire ", " antisémite "...</title>
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        <![CDATA[<p>Plusieurs termes qui émergent dans le débat autour du conflit israélo-palestinien sont aujourd’hui utilisés comme des insultes. Toutefois, cette rhétorique brutale ne correspond pas à la réalité de ce qu’ils décrivent. Il convient donc de revenir à leur véritable signification afin d’éviter les amalgames.</p><p>Être sioniste ne signifie pas soutenir les bombardements sur Gaza mais seulement être partisan de la création et de l’existence d’un État israélien. Certains sionistes peuvent être qualifiés de messianiques. D’autres sont néanmoins fondamentalement universalistes. Ces derniers sont attachés à l’existence d’Israël sans que cela implique de nier les droits des Palestiniens. De même, un autre amalgame est fait avec le terme de « génocidaire », utilisé de manière abusive pour parler des soutiens de Benyamin Netanyahou, y compris à l’étranger. Si nombre d'entre eux nient les exactions commises par l’armée israélienne, tous n’y participent pas. Finalement, le vrai débat autour de Gaza se situe, pour les juifs, entre communautaristes et universalistes et, pour les non-juifs, entre occidentalistes et universalistes.</p>]]>
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      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Frappe Américaine sur l'Iran, un regard géopolitique</title>
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        <![CDATA[<p>Pourquoi Donald Trump est-il intervenu en Iran ? C’est la question que l’on se pose au lendemain des frappes américaines survenues ce dimanche 22 juin sur trois sites d’enrichissement nucléaire iraniens. Souhaitait-il prouver qu’il tenait les rênes du conflit au Proche-Orient ? Ou, au contraire, à démontrer sa capacité à mettre un terme à cette guerre entre Israël et Téhéran ? Quoi qu’il en soit, les bombardements américains illustrent une fois de plus la primauté de la puissance au détriment du droit international dans ce conflit. </p><p>Par cette décision, Donald Trump opère une double rupture avec la ligne politique américaine de ses prédécesseurs d’une part, mais également avec les promesses faites à son électorat d’éviter un engagement du pays dans de nouvelles guerres d’autre part. Par ailleurs, au lieu d’agir en véritable initiateur, le président américain semble adopter une posture de suiveur des intentions de Benyamin Netanyahou. L’Iran est désormais isolé, tandis qu’Israël est de plus en plus redouté mais aussi détesté sur la scène internationale.</p>]]>
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        <![CDATA[<p>Pourquoi Donald Trump est-il intervenu en Iran ? C’est la question que l’on se pose au lendemain des frappes américaines survenues ce dimanche 22 juin sur trois sites d’enrichissement nucléaire iraniens. Souhaitait-il prouver qu’il tenait les rênes du conflit au Proche-Orient ? Ou, au contraire, à démontrer sa capacité à mettre un terme à cette guerre entre Israël et Téhéran ? Quoi qu’il en soit, les bombardements américains illustrent une fois de plus la primauté de la puissance au détriment du droit international dans ce conflit. </p><p>Par cette décision, Donald Trump opère une double rupture avec la ligne politique américaine de ses prédécesseurs d’une part, mais également avec les promesses faites à son électorat d’éviter un engagement du pays dans de nouvelles guerres d’autre part. Par ailleurs, au lieu d’agir en véritable initiateur, le président américain semble adopter une posture de suiveur des intentions de Benyamin Netanyahou. L’Iran est désormais isolé, tandis qu’Israël est de plus en plus redouté mais aussi détesté sur la scène internationale.</p>]]>
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      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 06:53:28 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title> Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : La farce de la guerre pour la démocratie</title>
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        <![CDATA[<p>Après le lancement de l’opération « rising lion » par Israël le 13 juin 2025, déclenchant les hostilités avec l’Iran, le gouvernement de Benyamin Netanyahou a justifié cette attaque en invoquant l’argument de « légitime défense préventive ». Cette rhétorique a été reprise par de nombreux pays occidentaux pour justifier les actions israéliennes, les mêmes qui se disent défenseurs du droit international. Or, ce dernier interdit le recours à la force dans les relations internationales depuis 1945, excepté en cas de légitime défense – à la suite d’une attaque – ou de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. De même, que vaut la justification de ces frappes au nom d’une « guerre pour la démocratie » ? Même si une part importante de la population iranienne est hostile au régime actuel, peut-on considérer qu’ils soient favorables aux bombardements et à l’ingérence de forces étrangères venues « libérer » leur pays ? D’autant que l’argument de la « guerre pour la démocratie », déjà invoqué par le passé lors du conflit en Irak (2003) ou en Libye (2011), a mené à des échecs cuisants. Ce raisonnement s’apparente donc plutôt à une stratégie pour légitimer les actions de l’État hébreu et invisibiliser, en parallèle, la situation à Gaza.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:09:18 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Nethanyahou, pari géopoltique risqué, succès diplomatique</title>
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        <![CDATA[<p>Jusqu’où ira l’escalade entre Israël et l’Iran ? Si l’objectif affiché de cette « guerre préventive » menée par Benyamin Netanyahou est d’éradiquer le programme nucléaire iranien afin d’empêcher Téhéran d’accéder à l’arme atomique, la volonté de provoquer un changement de régime est également avancée par le gouvernement israélien. Il s'agirait d'un pari géopolitique à haut risque. Afghanistan, Irak, Libye… les précédentes interventions militaires de ce type se sont toutes soldées par des désastres.</p><p>L’assise politique de Benyamin Netanyahou se voit renforcée, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Alors que plusieurs pays européens commençaient à critiquer ouvertement les actions de l'armée israélienne à Gaza, ils ont manifesté un soutien sans réserve à Israël. Pourtant, malgré l’antipathie que peut inspirer le régime iranien et son programme nucléaire, ces frappent demeurent une guerre d’agression contraire au droit international.</p><p>À l’heure où devait se tenir un sommet pour travailler à une solution politique au conflit israélo-palestinien, le fossé entre pays occidentaux et Sud global ne cesse de se creuser, révélant une fois de plus la géométrie variable de l’attachement au droit international des puissances occidentales, en particulier européennes.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:06:52 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Madleen, la croisière ne s'amuse pas</title>
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      <itunes:title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Madleen, la croisière ne s'amuse pas</itunes:title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>L’expédition du voilier Madleen de la coalition « Freedom flotilla » transportant douze militants – dont l’activiste Greta Thunberg et l’eurodéputée La France insoumise Rima Hassan – a pris fin alors qu’il tentait de rallier la bande de Gaza. Le navire a été arraisonné par l’armée israélienne tandis qu’il se trouvait encore dans les eaux internationales, preuve, une fois de plus, que Tsahal fait fi du droit international. Bien que l’aide humanitaire, certes maigre au regard des besoins urgents de la population palestinienne, n’a pu être acheminée, l’opération de communication a néanmoins permis d’attirer l’attention sur la situation à Gaza. Mais face à l’impuissance volontaire de la communauté internationale, les chances que cette expédition ait de réelles conséquences positives pour la population de l’enclave restent extrêmement faibles.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:06:00 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Reconnaissance de la Palestine, un véto israélien ?</title>
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        <![CDATA[<p>À l’approche de la conférence pour la Palestine prévue à New York le 18 juin prochain, les doutes grandissent quant à la reconnaissance de l'État palestinien par la France. En effet, les conditions qu’avaient émises le président Emmanuel Macron, dont la reconnaissance en retour d’Israël par les États arabes et en particulier l'Arabie saoudite, semblent de plus en plus inaccessibles, du fait du désastre humanitaire en cours dans la bande de Gaza.</p><p>Cette timidité de la France interroge. Elle souhaite reprendre une place centrale dans le règlement du conflit israélo-palestinien. Mais ce réveil est tardif : 148 États reconnaissent déjà officiellement la Palestine. En outre, les critiques d’Emmanuel Macron, qualifiant la situation humanitaire à Gaza d’« inacceptable », et l’impression d’une volonté de la diplomatie française de ne pas froisser Israël entrent en contradiction pour finalement sembler accorder un droit de véto à l’État hébreu. Benyamin Netanyahou n’a donc aucun intérêt à faire des concessions pour faciliter la résolution du conflit.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 05:56:12 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Macron sur Gaza, paroles lucides mais à quand les actes ?</title>
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        <![CDATA[<p>Le gouvernement de Benjamin Netanyahou a vivement attaqué le président Macron pour sa volonté, tardive mais bienvenue, de reconnaître l’État palestinien. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité, la France pourrait jouer un rôle diplomatique clé lors de la conférence internationale au sujet du conflit israélo-palestinien prévue du 17 au 20 juin.</p><p>La virulence des déclarations de plusieurs responsables politiques israéliens témoigne une fois de plus du sentiment de toute puissance du cabinet Netanyahou, soutenu par Washington, tandis que le massacre se poursuit à Gaza. Brandir sans cesse l’accusation d’antisémitisme ne saurait justifier de telles exactions. Il est temps que les dirigeants mondiaux se positionnent clairement et traduisent leurs paroles en actes ; l’humanité nous regarde.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 05:52:05 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Israël : interdire les critiques, une stratégie au long cours</title>
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      <itunes:title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Israël : interdire les critiques, une stratégie au long cours</itunes:title>
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        <![CDATA[<p>Alors qu’Israël continue ses exactions dans la bande de Gaza, ses alliés occidentaux haussent le ton mais n’exercent aucune pression réelle pour que celui-ci limite ses agissements, confortant ainsi son sentiment d’impunité. </p><p>Ce sentiment n’est pas nouveau. Il se développe depuis la fin du processus d’Oslo et la reprise de la guerre israélo-palestinienne au début des années 2000. Déjà à l’époque, les personnes qui ont osé dénoncer la politique d’Ariel Sharon, les blocus et les bombardements sur Gaza ont subi des campagnes de haine, réduisant ces voix critiques au silence. Il est devenu presque interdit de critiquer Israël, renforçant, par là-même, ce sentiment d’impunité. </p>]]>
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        <![CDATA[<p>Alors qu’Israël continue ses exactions dans la bande de Gaza, ses alliés occidentaux haussent le ton mais n’exercent aucune pression réelle pour que celui-ci limite ses agissements, confortant ainsi son sentiment d’impunité. </p><p>Ce sentiment n’est pas nouveau. Il se développe depuis la fin du processus d’Oslo et la reprise de la guerre israélo-palestinienne au début des années 2000. Déjà à l’époque, les personnes qui ont osé dénoncer la politique d’Ariel Sharon, les blocus et les bombardements sur Gaza ont subi des campagnes de haine, réduisant ces voix critiques au silence. Il est devenu presque interdit de critiquer Israël, renforçant, par là-même, ce sentiment d’impunité. </p>]]>
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      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 01:36:52 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <itunes:keywords>Politique, Gaza, Palestine, Israël, Etat-Unis, Russie, </itunes:keywords>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Frère muslmans, un alarmisme sans lien avec le rapport</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>La publication du rapport sur les Frères musulmans et l’islam politique en France, la semaine dernière, a déclenché une multitude de réactions et de débats sur les dangers et la menace imminente que représenterait cette organisation pour la société française. Cette vague de panique a même abouti à un Conseil de défense présidée par Emmanuel Macron. Cet alarmisme a monopolisé le débat public de ces derniers jours. </p><p>Or, en plus d’être démesuré vis-à-vis des conclusions du rapport rendu public par le ministère de l'Intérieur, celui-ci contribue à invisibiliser d’autres sujets prégnants de l'actualité nationale et internationale. Une des recommandations du rapport insistait, par ailleurs, sur la nécessité de lutter contre le sentiment de rejet qui émane des familles de confession musulmane. Des passages totalement ignorés, preuve, une nouvelle fois, que l’information peut être instrumentalisée.</p>]]>
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      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 01:34:41 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Paix en Ukraine, l'irenique, le possible, l'inaceptable</title>
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        <![CDATA[<p>Les négociations organisées en Turquie entre l’Ukraine et la Russie ne se sont soldées que par un simple accord d’échange de prisonniers. La paix en 24 heures promise par Donald Trump semble donc bien lointaine. La question des termes d’un possible accord de paix reste pleine et entière. </p><p>La récupération des territoires perdus depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 et l’annexion de la Crimée en 2014 semblent impossible au regard du rapport de force actuel, tout comme l’éventualité d’une adhésion de l'Ukraine à l’OTAN. L’arrivée de Donald Trump au pouvoir aura conduit Volodymyr Zelensky et les Européens à adopter une approche plus réaliste des marges de négociations avec la Russie. L’impératif est désormais de mettre fin à la guerre, quitte à figer la ligne de front actuelle. Mais les Européens doivent maintenir leur pression sur Washington pour qu’une paix réaliste, mais pas inacceptable, puisse être conclue entre l’Ukraine et la Russie. </p>]]>
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      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 01:32:51 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Gaza, les historiens trancheront et sévèrement </title>
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        <![CDATA[<p>Les bombardements, les massacres sont incessants et risquent encore de s’aggraver avec l’offensive menée par Benjamin Netanyahou pour prendre le contrôle de la totalité de la bande de Gaza. Depuis quelques temps, les dirigeants européens protestent condamnent, mais tout cela reste purement verbal : aucune sanction n'est prise contre Israël. Là où la Russie subit des sanctions d'ampleur inédite de la part des Occidentaux. Comment expliquer ce deux poids deux mesures ? Comment justifier la participation de l’Israël aux évènements internationaux, tels que l’Eurovision ou les Jeux Olympiques ? Une telle situation affecte durablement la crédibilité morale de l’Occident.</p><p>En refusant d’employer le terme de génocide, en considérant que ce sont aux historiens de trancher sur son utilisation et non à un responsable politique, Emmanuel Macron refuse de se positionner. Pourtant, la Convention sur le génocide porte sur la répression mais aussi la prévention de ce crime. Il faut intervenir, les paroles ne sont plus suffisantes et il est plus qu’urgent de mettre un terme aux massacres.</p>]]>
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      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 01:30:52 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : La guerre à Gaza vue de Londre</title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>Pascal Boniface reçoit Sir Vincent Fean, conseiller spécial à MS Risk et ex-Consul général du Royaume-Uni à Jérusalem pour échanger sur le traitement de la situation à Gaza outre-Manche. Vincent Fean est très engagé sur la question palestinienne et milite pour la reconnaissance d’un État de Palestine par le Royaume-Uni. Il est notamment membre d’une association caritative britannique dédiée à l’aide aux Palestiniens (British charity Medical Aid for Palestinians) et parrain de l’organisation pour l’amitié anglo-palestinienne (Britain-Palestine Friendship and Twinning Network). </p><p>Sir Vincent Fean revient, dans cet entretien, sur la manière dont est abordée la question palestinienne dans le débat public britannique. Il analyse également comment la guerre menée par Israël à Gaza devient un levier structurant du clivage entre les Labours et les Torys. Enfin, il décrypte les réactions très diverses des différentes communautés juives présentes au Royaume-Uni et partage ses espoirs pour Gaza à l’approche de la conférence internationale présidée par la France et l’Arabie saoudite qui se tiendra en juin à New York.</p>]]>
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      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 01:16:50 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Poutine veut voir Trump, pas Zelensky</title>
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        <![CDATA[<p>Un sommet pour rien ? Les discussions en vue d’un cessez-le-feu à Istanbul entre les délégations russe et ukrainienne se sont tenues sans la présence ni de Vladimir Poutine, ni de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Toute négociation mérite d’être saluée, mais le véritable objectif de Poutine est de rencontrer le président américain : il veut ainsi afficher le poids de la Russie et marquer son mépris pour Volodymyr Zelensky. </p><p>De son côté, Donald Trump se rêve artisan de la paix, quitte à régler le conflit au-dessus de la tête de l’Ukraine et des Européens. Poutine pourra-t-il le faire attendre encore longtemps ? Trump a besoin d’un accord de paix en Ukraine et d’un succès diplomatique pour asseoir sa crédibilité sur la scène internationale.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 02:58:19 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Horvilleur et alii, des propos bienvenus, mais tardifs et incomplets</title>
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        <![CDATA[<p>Ce week-end, trois voix reconnues de la communauté juive française - la rabbin Delphine Horvilleur, la journaliste Anne Sinclair et l’essayiste Joann Sfar - ont publié un texte où elles reconnaissent avoir trop longtemps gardé le silence sur la situation à Gaza et soulignent la nécessité d’une cohabitation ainsi que d’un destin commun entre Israéliens et Palestiniens. Cette prise de conscience, bien que tardive, marque un pas dans la bonne direction en dénonçant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par l'armée israélienne à Gaza.</p><p>Pourtant, celles et ceux qui, depuis des mois, condamnent la ligne de Benyamin Netanyahou et alertent sur un risque génocidaire, tout en affirmant le droit d’Israël à exister et en condamnant les attentats du 7 octobre, sont calomniés, sans cesse accusés d’antisémitisme ou d’antisionisme. Il ne saurait exister de droit de réserve lorsqu’il s’agit de nommer des crimes, chacun a la légitimité de faire entendre sa voix. Toutes les campagnes de haine doivent être dénoncées et combattues, sans aucune exception.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 02:56:33 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Islamophobie, pourquoi ce négationnisme ?</title>
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      <itunes:title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Islamophobie, pourquoi ce négationnisme ?</itunes:title>
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      <description>
        <![CDATA[<p>Après le meurtre d’un Aboubakar Cissé en pleine prière dans la mosquée de La Grand-Combe dans le Gard, la lutte contre l’islamophobie en France doit, plus que jamais, être remise au centre du débat public. Pourtant, les amalgames permanents relayés par de nombreux médias, qu’il s’agisse des chaînes d’information en continu, des journaux télévisés ou de la presse écrite, entretiennent la confusion entre islamisme, islam et musulmans. A force de unes stigmatisantes, l’image entretenue des musulmans est bien plus négative que celle des autres croyants. Cette dérive s’inscrit dans ce que l’on peut qualifier de « laïcité falsifiée » : une déformation du principe laïc qui réintroduit par la fenêtre le racisme que la République prétend avoir chassé par la porte. Instrumentalisée de la sorte, la laïcité sert à présenter les musulmans comme une menace présumée contre l’ordre républicain. Tant que ce négationnisme de l’islamophobie persistera, la fracture sociale et politique en France ne pourra que s’aggraver. </p>]]>
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        <![CDATA[<p>Après le meurtre d’un Aboubakar Cissé en pleine prière dans la mosquée de La Grand-Combe dans le Gard, la lutte contre l’islamophobie en France doit, plus que jamais, être remise au centre du débat public. Pourtant, les amalgames permanents relayés par de nombreux médias, qu’il s’agisse des chaînes d’information en continu, des journaux télévisés ou de la presse écrite, entretiennent la confusion entre islamisme, islam et musulmans. A force de unes stigmatisantes, l’image entretenue des musulmans est bien plus négative que celle des autres croyants. Cette dérive s’inscrit dans ce que l’on peut qualifier de « laïcité falsifiée » : une déformation du principe laïc qui réintroduit par la fenêtre le racisme que la République prétend avoir chassé par la porte. Instrumentalisée de la sorte, la laïcité sert à présenter les musulmans comme une menace présumée contre l’ordre républicain. Tant que ce négationnisme de l’islamophobie persistera, la fracture sociale et politique en France ne pourra que s’aggraver. </p>]]>
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      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 02:54:50 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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        <![CDATA[<p>Après le meurtre d’un Aboubakar Cissé en pleine prière dans la mosquée de La Grand-Combe dans le Gard, la lutte contre l’islamophobie en France doit, plus que jamais, être remise au centre du débat public. Pourtant, les amalgames permanents relayés par de nombreux médias, qu’il s’agisse des chaînes d’information en continu, des journaux télévisés ou de la presse écrite, entretiennent la confusion entre islamisme, islam et musulmans. A force de unes stigmatisantes, l’image entretenue des musulmans est bien plus négative que celle des autres croyants. Cette dérive s’inscrit dans ce que l’on peut qualifier de « laïcité falsifiée » : une déformation du principe laïc qui réintroduit par la fenêtre le racisme que la République prétend avoir chassé par la porte. Instrumentalisée de la sorte, la laïcité sert à présenter les musulmans comme une menace présumée contre l’ordre républicain. Tant que ce négationnisme de l’islamophobie persistera, la fracture sociale et politique en France ne pourra que s’aggraver. </p>]]>
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      <itunes:keywords>Politique, Gaza, Palestine, Israël, Etat-Unis, Russie, </itunes:keywords>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Netanyahou en roue libre</title>
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        <![CDATA[<p>L’administration israélienne a annoncé, il y a quelques jours, le rappel de dizaines de milliers de réservistes afin de mettre la pression sur le Hamas. Benyamin Netanyahou est ainsi accusé, par certains membres de la société israélienne, de favoriser ses ambitions politiques à la tête de l’État hébreu plutôt que le retour des otages. En effet, les ministres d’extrême-droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir ont mis dans la balance leur départ du gouvernement en cas d'accord de cessez-le-feu - ce que Ben Gvir avait appliqué entre janvier et mars - ce qui signifierait la chute du gouvernement Netanyahou. </p><p>Les premières victimes de ces manœuvres restent les Palestiniens. L'aide humanitaire est bloquée depuis deux mois à l'entrée de l'enclave. L’absence de ravitaillement, de soins, d’hygiène dans la bande de Gaza fait courir le risque d’une population décimée par la faim et l’épuisement, ce qui faciliterait les ambitions de Netanyahou de vider Gaza de sa population. L’inaction totale de la communauté internationale risque de concrétiser le plan de « Riviera » proposé par Donald Trump, poursuivi par le dirigeant israélien, malgré le rejet exprimé par la plupart des États. Et ce n’est pas par ignorance ou impuissance mais bien par indifférence que ces actions sont encore aujourd’hui possibles, comme je le démontre dans mon ouvrage « Permis de tuer - Gaza : génocide, négationnisme et hasbara »</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 02:53:38 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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        <![CDATA[<p>L’administration israélienne a annoncé, il y a quelques jours, le rappel de dizaines de milliers de réservistes afin de mettre la pression sur le Hamas. Benyamin Netanyahou est ainsi accusé, par certains membres de la société israélienne, de favoriser ses ambitions politiques à la tête de l’État hébreu plutôt que le retour des otages. En effet, les ministres d’extrême-droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir ont mis dans la balance leur départ du gouvernement en cas d'accord de cessez-le-feu - ce que Ben Gvir avait appliqué entre janvier et mars - ce qui signifierait la chute du gouvernement Netanyahou. </p><p>Les premières victimes de ces manœuvres restent les Palestiniens. L'aide humanitaire est bloquée depuis deux mois à l'entrée de l'enclave. L’absence de ravitaillement, de soins, d’hygiène dans la bande de Gaza fait courir le risque d’une population décimée par la faim et l’épuisement, ce qui faciliterait les ambitions de Netanyahou de vider Gaza de sa population. L’inaction totale de la communauté internationale risque de concrétiser le plan de « Riviera » proposé par Donald Trump, poursuivi par le dirigeant israélien, malgré le rejet exprimé par la plupart des États. Et ce n’est pas par ignorance ou impuissance mais bien par indifférence que ces actions sont encore aujourd’hui possibles, comme je le démontre dans mon ouvrage « Permis de tuer - Gaza : génocide, négationnisme et hasbara »</p>]]>
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      <title>Pascal Bonniface - Comprendre le Monde : Trump la paix à quelles conditions ?</title>
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        <![CDATA[<p>La photo de Donald Trump et Volodymyr Zelensky en pleine conversation dans la basilique Saint-Pierre, lors des funérailles du pape François, constitue une image particulièrement marquante ; il s'agissait de leur première rencontre depuis les échanges houleux dans le Bureau ovale. Aujourd’hui, Donald Trump veut redorer son image en promettant d'obtenir la paix en Ukraine dans les 100 premiers jours de son mandat. Il se voit en faiseur de paix, prêt à bâtir un partenariat stratégique avec la Russie en reléguant l’Europe au second plan et en satisfaisant largement les demandes du Kremlin.</p><p>Ce scénario risque donc de se faire aux détriment de l’Ukraine. Il faudra définir ce qui resterait acceptable pour cette dernière, mais aussi pour l’Europe. Concrètement, il semble irréaliste d’espérer récupérer la Crimée. Mais doit-on accepter une « mauvaise » paix plutôt que de poursuivre une guerre sans espoir de retournement militaire, avec le risque de voir la Russie grignoter progressivement le territoire ukrainien ?</p><p>Le spectre de voir Moscou se réarmer en cas de trêve ne peut être un motif pour poursuivre la guerre. L’Europe et l’Ukraine pourraient également mettre ce répit à profit pour se réorganiser, renforcer leurs capacités de défense et leur autonomie vis-à-vis des États-Unis. Fragilisée sur les plans économique et démographique, l’Ukraine a besoin de concentrer ses efforts sur sa reconstruction et proposer un modèle de développement alternatif à celui que Moscou voulait lui imposer.</p>]]>
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      <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 02:52:14 -0800</pubDate>
      <author>Pascal Bonniface</author>
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